
- Stratégies Logistique
L’accord obtenu à Dubaï acte une sortie des énergies fossiles mais reste soumis à la bonne volonté des pays signataires. Par contraste, l’Europe fait preuve de volontarisme dans ses frontières et s’attaque aux importations. Les transporteurs et logisticiens se veulent eux aussi à la hauteur du défi climatique.
La COP28 qui s’est achevée le 12 décembre à Dubaï a envoyé un signal diplomatique et économique important. Cent quatre-vingt- quatorze pays et l’Union européenne se sont engagés à « transitionner hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques (…) afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050 ». Si la formulation ménage les pays producteurs de pétrole, les parties ont reconnu qu’il faudrait réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) de 43 % d’ici 2030 et de 60 % d’ici 2035 par rapport à 2019. Une trajectoire très ambitieuse au regard des faits. Depuis la signature en 2015 de l’accord de Paris, les émissions du seul CO2 ont augmenté de 7,2 %, passant de 35,6 Gt en 2015 à 38,2 Gt en 2022 selon Enerdata, cité par l’Observatoire mondial de l’action climat.


