En France, le secteur des équipements de manutention a continué de progresser en 2018. La production de chariots industriels pèse désormais moins que celle des systèmes. Pour les fabricants, il ne s’agit plus seulement de vendre des chariots, mais de concevoir des réponses adaptées aux contraintes des clients.
La production française d’équipements de manutention aurait encore grimpé de 10% en 2018, selon le Cisma (Syndicat des équipements pour construction, infrastructures, sidérurgie et manutention), pour venir s’établir autour de 5 Md€. Là-dessus, les entreprises établies dans l’Hexagone exportent pour 3 Md€ d’équipements, tandis qu’il en a été importé pour 3,5 Md€ en 2018. Ces importations auraient également progressé de 10%. Si la France accuse donc toujours un déficit commercial dans ce domaine, les signaux semblent tout de même au vert : « L’année 2018 a été encore meilleure que 2017, commente Renaud Buronfosse, délégué général du Cisma. Quant aux perspectives, il y aura sûrement un ralentissement en 2019, peut-être un tassement mais sans doute pas de véritable retournement ».
Stabilité en valeur, progression en volume
Prendre pour référence un marché global de la manutention (incluant outils de levage, chariots industriels et/ou télescopiques, nacelles, systèmes de convoyage, rayonnages, racking, transstockeurs, navettes, etc.) est certes lié à la nature et au profil des adhérents du syndicat. Mais il s’inscrit de plus en plus dans l’air du temps, puisqu’il n’aura échappé à personne que l’essentiel des constructeurs de chariots se muent aujourd’hui en fournisseurs de solutions d’intralogistique, ou bien intègrent un groupe dont l’offre couvre toute la manutention.



