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Synonyme d’un changement d’organisation, la mécanisation et l’automatisation d’un entrepôt impactent un large écosystème logistique.
Le succès de la démarche suppose le franchissement d’étapes incontournables dans un contexte où l’automatisation tend à prendre le pas sur l’entrepôt.
Trieurs crossbelt, transstockeurs, chariots guidés, systèmes « goods-to-man », robots de palettisation… ces systèmes et outils techniques représentent la face émergée, visible, de l’automatisation ou de la mécanisation des entrepôts. Et, de l’avis de François Mondou, directeur général de SDZ Processréa, « ils constituent sans doute la partie la plus facile de ces projets ». En amont, leur mise en œuvre suppose en effet une série de conditions et de validations successives. A commencer par le « go ! » donné par les actionnaires pour autoriser des investissements, de plusieurs dizaines voire centaines de millions d’euros parfois, qui transformeront en profondeur les modèles et schémas d’organisation en place. Attachés au retour sur investissement, « les actionnaires ne sont pas les seuls à convaincre. Le projet doit garantir une maîtrise des risques de sa conception à son exploitation opérationnelle auprès de juristes, assureurs et financiers internes et externes à l’entreprise ».
Un écosystème à rassurer
Se pose immédiatement la question des ressources et compétences au sein de l’entreprise pour configurer, structurer et conduire le projet d’automatisation ou de mécanisation de l’entrepôt. « Si le savoir-faire logistique semble évident, les compétences requises s’étendent à d’autres domaines comme le génie mécanique, la mécatronique, l’informatique et le génie civil ». Inscrits dans une chaîne d’approvisionnement, ces projets auront en outre des interactions avec les fournisseurs et les clients ou sites de livraison de ces derniers...


