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Trop coûteux, les chariots élévateurs et les véhicules légers roulant à l’hydrogène sont distancés par les modèles électriques. La nouvelle stratégie nationale pour une filière de l’hydrogène décarboné relance leur viabilité. Les entrepôts pourraient même devenir les stations-service des futurs camions à hydrogène…
La stratégie industrielle de la France met le cap sur l’hydrogène vert. Dans le cadre du plan France Relance, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, ont présenté le 9 septembre dernier un plan d’investissement de 7 Md€ sur 10 ans pour créer une filière de développement de l’hydrogène décarboné. Cet hydrogène qui n’émet pas de CO2, ni pour sa production ni pour son utilisation, représente seulement 5 % de la production nationale actuelle. Alors que les aides avoisinaient jusqu’alors une centaine de millions d’euros annuels, Philippe Boucly, président de l’association France Hydrogène (ex-AFHYPAC) salue « une ère nouvelle pour l’hydrogène en France et en Europe. L’hydrogène va devenir une industrie stratégique pour notre pays ».
Dans le même temps, l’hydrogène « gris », non décarboné, passerait de 855 000 t à 800 000 t. Les objectifs du gouvernement sont impressionnants : faire passer la production annuelle d’hydrogène vert de 45 t aujourd’hui à 700 000 t en 2030. En toile de fond, la France cherche à regagner une souveraineté économique perdue sur les technologies des panneaux photovoltaïques et des batteries, avec création de plus de 100 000 emplois à la clé. L’Allemagne a annoncé un plan comparable, pour un montant de 9 Md€.


