
- © DAC4EU
Seul continent à coupler manuellement ses wagons de marchandises, l’Europe pourrait reprendre le leadership en passant directement au couplage automatique numérique d’ici 2030. L’objectif est ambitieux, 500 000 wagons sont concernés, mais atteignable si l’Union européenne fédère tous ses membres. À la clé : l’amélioration de la productivité, de la sécurité, de la maintenance et du suivi. De quoi favoriser le report modal.
Le couplage automatique numérique ou DAC (digital automatic coupling) des wagons de fret est sur les rails. Arrivera-t-il à bon port en 2030, comme prévu par le consortium DAC4EU (*), largement porté par l’Allemagne et financé à hauteur de 13 M€ par le ministère fédéral du Transport et des Infrastructures numériques (BMDV) pour la réalisation du projet pilote ? Ce n’est pas certain. Les projets dans le secteur du ferroviaire ont la fâcheuse tendance de connaître d’importants retards, et le défi industriel et logistique posé par l’adoption du DAC est d’importance.
L’Europe reprendrait un leadership numérique
Les avantages apportés par le DAC pourraient cependant aider à sa mise en place, en particulier à l’amélioration de la pro-ductivité, de la sécurité, de la maintenance et du suivi possible des biens transportés. DAC4EU, dont la genèse remonte à 2016 avec le lancement par le BMDV du projet de recherche, a terminé la première partie du projet en choisissant le stan-dard d’attelage automatique mécanique, le prototype présenté par GATX, qui repose sur un système Scharfenberg (voir encadré). Sous la houlette du ministère allemand des Transports (BMVD), le train DAC4EU a été exposé au salon Innotrans de Berlin en septembre 2022.


