Le gouvernement appelle à un effort collectif de sobriété énergétique pour passer l’hiver sans coupure de gaz ni d’électricité. Engagée dans des plans de décarbonation à long terme, la filière logistique répond présent, mais l’inquiétude monte face à la flambée des prix de l’énergie et des investissements verts.
Le gouvernement a présenté le 6 octobre son plan de sobriété énergétique. Ménages, entreprises, collectivités et administrations sont incités à réduire de 10 % leur consommation d’énergie d’ici 2024, et de 40 % d’ici 2050. « C’est une réponse pour l’urgence et un rempart contre des mesures plus contraignantes, bien sûr. Mais, plus largement, la sobriété est une nouvelle manière de penser et d’agir, qui sera une des clés de notre transition écologique et de notre souveraineté énergétique », explique la Première ministre Élisabeth Borne. Outre 15 grandes mesures transversales de lutte contre le gaspillage et d’efficience énergétique, le plan décline des dizaines d’actions spécifiques par secteur, dont les transports et l’immobilier logistique.
L’association France Logistique, qui avait participé aux travaux préparatoires du plan dans le cadre du groupe de travail « Sobriété industrie », a apporté sa pierre l’édifice en publiant une série de recommandations qui recoupent et détaillent les mesures du plan gouvernemental. Chargeurs, transporteurs et logisticiens disposent de trois leviers pour atteindre l’objectif de réduction de 10 % en deux ans : agir sur les comportements des entreprises et de leurs collaborateurs, sur les entrepôts et sur les transports.



