Face aux limites des véhicules électriques à batterie l’hydrogène peut constituer une solution d’avenir. Mais sa généralisation pour la mobilité n’est pas pour demain.
La technologie consistant à fournir l’énergie nécessaire à un moteur électrique via une pile à combustible est éprouvée. Des véhicules légers, des autocars et des chariots de manutention roulent à l’hydrogène, qui peut être produit de manière décarbonée grâce à l’électrolyse de l’eau réalisée à l’aide d’électricité verte. Dans plusieurs régions françaises, les initiatives se multiplient, avec l’aide des collectivités locales.
Dans les faits, l’équation est beaucoup plus complexe. Passer de quelques expérimentations à une utilisation à grande échelle soulève plusieurs difficultés, et pas uniquement la question du nombre de stations service. Actuellement, l’hydrogène est essentiellement utilisé dans les industries chimiques, pétrolières, pour la production d’ammoniac, d’engrais azotés… La France produit près d’un million de tonnes d’hydrogène par an, soit 1,5% de la production mondiale. Et 96 % de cette production est réalisée par le procédé de vaporeformage des hydrocarbures. Aujourd’hui, la production d’hydrogène est bien polluante. Pour demain s’ouvrent de nouvelles perspectives.



