Contraint par la loi sur le « zéro artificialisation nette » (ZAN), l’immobilier logistique pourrait bénéficier indirectement de la loi Industrie verte votée en juillet. Un rapport estime que la logistique industrielle aura besoin de 2200 ha d’ici 2030.
Au mot d’ordre du chef de l’État lancé en mai dernier « réindustrialiser la France est la mère des batailles », les représentants de la filière logistique ont répondu par tribunes interposées « pas de réindustrialisation sans la logistique ». Principal véhicule législatif de ce retour en grâce des usines, le projet de loi relatif à l’industrie verte est donc suivi de près par les logisticiens et tout particulièrement par les acteurs de l’immobilier logistique. Dès le mois d’avril, l’Afilog avait en effet alerté sur une pénurie foncière et immobilière touchant deux tiers des régions françaises. Etude à l’appui, l’association professionnelle annonçait « une crise logistique qui vient et que personne n’aperçoit encore », appelant notamment à « accélérer toutes les procédures et pratiques administratives permettant de créer de l’offre foncière et immobilière ».
13 000 recours en France
Dans la ligne de mire du ZAN, Amazon France Logistique témoignait récemment de ces contraintes lors de l’assemblée générale de l’Union TLF le 29 juin.



