Six ans après avoir limité l’accès à son cœur de ville avec la première zone à trafic limité (ZTL) de France, Nantes renforce les contraintes relatives à la logistique urbaine en instituant un « bonus environnemental » pour les transporteurs utilisant des véhicules propres. Et favorise l’émergence de nouvelles solutions de livraisons écologiques et l’optimisation des tournées pour réduire la congestion du trafic en ville… avant la mise en place d’une nouvelle réglementation dès septembre 2020.
Le 12 juin dernier, la ville de Nantes et ses 14 partenaires, dont l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), le pôle de compétitivité sur la mobilité durable (ID4Car), les Voies Navigables de France (VNF) et la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), ont dévoilé la liste des lauréats de son appel à projets destiné faire émerger de nouvelles solutions en matière de logistique urbaine. Objectif : améliorer la livraison du dernier kilomètre sur la métropole nantaise en contribuant à l’émergence de nouvelles modalités d’organisation et de solutions de transports, plus écologiques (véhicules fonctionnant à électricité, au GNV ou à l’hydrogène) et plus respectueuses de la qualité de vie que les traditionnels transports carbonés.
« La métropole est engagée dans une démarche stratégique pour l’optimisation de la logistique urbaine depuis plusieurs année qui a pris forme avec le vote du plan de déplacement urbain, en décembre 2018, rappelle Bertrand Affilé, vice-président de Nantes Métropole, en charge des déplacements et des transports publics. L’objectif, c’est de limiter les flux de circulation et de réduire la pollution en essayant de mutualiser les flux et en favorisant les énergies propres. » . Déclinaison directe de la feuille de route transition énergétique de la métropole nantaise, l’appel à projets Flux valorise également des projets allant dans le sens du Projet alimentaire territorial (PAT) métropolitain, pour la valorisation de l’alimentation durable et des circuits courts.
« L’objectif est de répondre aux attentes des citoyens en matière de transition énergétique sans pour autant handicaper l’activité commerciale du centre-ville qui souffre déjà des manifestations politiques (aéroport de Notre-Dame-des-Landes, loi Travail, gilets jaunes,…) »



