
- ® GPMM
Marquée par une logistique principalement endogène, la région Sud, Provence-Alpes-Côte d’Azur, se positionne en porte d’entrée nationale avec Marseille pour tête de pont d’un futur axe Méditerranée-Rhône-Saône. L’État et les collectivités s’attellent à renforcer son hinterland à cette fin, dans le cadre d’une logistique plus verte.
C’est ce qui s’appelle un signe politique fort. Fin 2022, Christophe Castaner, ancien Premier ministre et proche d’Emmanuel Macron, a été nommé au poste de président du conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille Fos (GPMM), vacant depuis deux ans. « C’est bien la première fois que cette fonction n’est pas occupée par un représentant du monde économique », interprète Laurent Amar, vice-président de la CCI Aix-Marseille-Provence et élu référent sur les questions d’aménagement du territoire. Et pour cause : avant même la fin de son premier mandat, Emmanuel Macron avait relancé l’idée d’un regroupement des ports de Toulon, de Sète et de Lyon autour du GPMM, à l’image d’Haropa Port, lui-même issu de la fusion des ports de l’axe Seine. Car l’axe Méditerranée-Rhône-Saône doit s’ouvrir à une échelle plus large que l’axe rhodanien et viser les marchés plus lointains, de l’Espagne et l’Italie jusqu’à l’Allemagne et l’Autriche. « Marseille doit devenir la tête de pont de l’axe Rhône-Saône. Et à cet égard, la transformation du port maritime en un grand port fluvio-maritime allant de Marseille à Lyon doit se faire », avançait le président français dès l’automne 2021. Autant dire que la feuille de route de son lieutenant est toute tracée. « Rien n’est acté mais le travail est en cours », a précisé Christophe Castaner, autoproclamé « chef d’orchestre » du projet en début d’année, à l’occasion de la présentation des résultats du port.
Hub multimodal
Troisième port mondial pétrochimique jusque dans les années 2010, le port de Marseille Fos est toujours le premier port français d’hydrocarbures


