
- Union TLF
L’Union TLF et le cabinet Asterès publient une étude de l’empreinte économique totale du transport de marchandises et de la logistique en France. Sans surprise, la filière constitue l’un des piliers de l’économie nationale et pèse plus que l’agroalimentaire ou que l’hôtellerie-restauration.
Pour l’Union TLF, le cabinet Asterès décortique dans une étude le poids socio-économique du transport et de la logistique. En termes d’emploi, l’étude rappelle que 40 000 établissements emploient 1,6 million de personnes en équivalent temps plein, 1,8 million au total, soit près de 6 % de l’emploi français. Mais le document met aussi en évidence une réalité masquée puisque 44 % de ces emplois ne figurent dans aucune statistique « transport ». Ce sont les magasiniers, caristes et logisticiens disséminés dans le commerce, l’industrie, l’agriculture et les services. « Près de la moitié de l’activité de la filière travaille ainsi dans l’ombre des autres secteurs », mentionne l’Union TLF. En outre, en intégrant l’activité que la filière irrigue chez ses fournisseurs et via la consommation de ses salariés, sa contribution totale atteint 3,2 millions d’emplois.
81 % des emplois de la filière sont en régions, hors Île-de-France, contre 73 % tous secteurs confondus. 75,6 % des offres du secteur sont des CDI, contre 47,6 % pour l’ensemble des offres. La filière génère 64,2 % d’accès à l’emploi six mois après formation, contre 58,4 % tous secteurs confondus, 79 % pour les anciens apprentis. Enfin plus de 400 M€ sont investis chaque année par la branche dans la formation et les compétences des salariés, tous niveaux de qualification.
9% du PIB
Concernant l’impact économique, la filière du transport de marchandises et de la logistique génère 267 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 90 milliards de valeur ajoutée, l’équivalent de 3 % du PIB. En ajoutant son impact sur l’activité des fournisseurs et la consommation de ses salariés, la branche atteindrait 574 milliards d’euros d’activité et 9 % du PIB, un montant équivalent à la totalité des exportations françaises de biens. Selon l’étude, son empreinte économique est ainsi supérieure à celle de l’industrie agroalimentaire et pèse trois fois plus que celle de l’hébergement-restauration.
« La logistique, c’est un peu comme la santé : on en mesure l’importance lorsqu’elle se dégrade. Ce n’est pas une fonction support, c’est une infrastructure productive à part entière, qui conditionne la compétitivité, l’exportation et le pouvoir d’achat des ménages », commente Nicolas Bouzou, fondateur du cabinet Asterès.
Voir en ligne : https://asteres.fr/site/wp-content/...
Autour de ce sujet :
Derniers articles publiés à propos de Union TLF










